Éclairage public

État du reseau

Le réseau d’Eclairage Public comporte 24 points de livraison qui correspondent pratiquement au nombre de poste de transformation de distribution publique de ERDF du Touvet. Les 424 points lumineux sont répartis pour une grande part sur les zones d’influence de ces transformateurs.

L’entretien, la gestion et la maintenance de ses points sont sous-traités à la société EGPI (Le Cheylas).
Concrètement, la société intervient ½ journée tous les 15 jours pour réparer les points lumineux signalés défectueux ou constatés par eux-mêmes lors d’une tournée nocturne mensuelle. Si vous constatez des dysfonctionnements, contactez les services techniques communaux au 04 76 99 75 56 ou la mairie au 04 76 92 34 34, en indiquant le numéro figurant sur le poteau.

• Télécharger le rapport ERDF de l’année 2016

La maitrise de la consommation

Maitriser la consommation d’énergie est un enjeu économique et écologique pour tous, et donc notamment pour les communes. Selon l’étude de l’ADEME sur les consommations et les dépenses d’énergie des communes publiée le 3 juillet 2014, les communes consomment moins d’énergie mais leur facture augmente toujours.

Avec 475 kWh par habitant en 2012 contre 524 kWh en 2005, les communes ont réduit leurs consommations d’énergie d’environ 9% en sept ans. Cette enquête porte sur le patrimoine bâti, l’éclairage public, les carburants des véhicules, ainsi que, lorsque la collectivité en a la charge directe, l’eau potable, les eaux usées et les déchets.

Tous les grands postes de consommation d’énergie ont connu une baisse mais celle-ci a été particulièrement notable pour l’éclairage public. Sa consommation d’énergie est ainsi passée de 94 kWh/habitant en 2005 à 85 kWh/habitant en 2012. Cette diminution notable s’explique par une nouvelle gestion de l’éclairage public, souligne l’enquête. La plupart des communes ont ainsi repensé les dispositifs d’éclairage pour les rendre plus économes – diminution du nombre de lampadaires, baisse de la puissance d’éclairage, réduction du nombre d’heures d’éclairage et généralisation de lampes plus efficaces (sodium, Led, etc.).

La baisse des consommations n’a pas empêché la hausse de la facture énergétique (+35,5% entre 2005 et 2012) quand le prix du gaz naturel augmentait de 60% à 85% en moyenne, celui du fioul domestique de 65% et celui de l’électricité dédiée à l’éclairage public de 40%. Au final, les dépenses énergétiques sont passées de l’équivalent de 36 euros/habitant en 2005 à près de 49 euros/habitant en 2012 et les dépenses d’énergie représentaient en 2012 10% en moyenne du budget de fonctionnement des communes, hors masse salariale.

Au Touvet, la consommation annuelle moyenne de l’éclairage public est de 240 000 KWh/an, soit 32% de la consommation totale d’électricité de la commune. Il est donc important d’agir dans ce domaine.

La commune du Touvet a déjà réalisé diverses actions pour diminuer sa consommation d’énergie :
• Diagnostics des différentes consommations d’énergies
• Amélioration des performances énergétiques des bâtiments communaux
• Diminution de la puissance de certains éclairages publics en cours de nuit et remplacement progressif des ampoules énergivores par des ampoules plus économes
• Expérimentation de coupure de l’éclairage public lors du «jour de la nuit»

Mais malgré une diminution de 63227 kWh de consommation entre 2011 et 2013, soit plus de 25%, la facturation de la commune, du fait du renchérissement du coût de l’énergie, s’est établie à 25169€ en 2013 contre 26856€ en 2011 (-6% seulement). Une mobilisation d’ampleur est donc nécessaire si nous voulons réduire nos factures ou simplement éviter leur augmentation, car l’augmentation du coût de l’énergie va continuer.

En plus de ces aspects financiers, il est important d’économiser autant que possible cette énergie car elle n’est pas inépuisable.

Vers une extinction partielle la nuit ?

Pour aller encore plus loin, il pourrait être envisagé une extinction partielle de l’éclairage public la nuit. Ainsi, plusieurs communes pratiquent déjà ce mode d’action dans le cadre de leur politique d’éclairage public.

Pour favoriser les échanges sur le sujet, et profitant de la désormais célèbre manifestation nationale de sensibilisation à la pollution lumineuse, « le jour de la nuit », la commune a organisée au mois de septembre 2014 une table ronde au cours de laquelle les communes de Bernin et de St Pierre d’Allevard sont venues nous exposer la mise en place de ces pratiques dans leur commune.

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger les présentations suivantes :
• Fichier de présentation de la ville de Bernin
• Fichier de présentation de la ville de St Pierre d’Allevard

Alors, pourquoi ne pas envisager cela au Touvet ?

La pollution lumineuse, générée par l’éclairage public de l’ensemble des villes de France, mais également par le maintien d’une couverture lumineuse dans certains commerces ou lieux de travail en dehors des horaires de bureau, a plusieurs conséquences néfastes.

D’une part, une conséquence d’ordre biologique, puisque l’excès de lumière ambiante dû à des sources lumineuses artificielles présente des conséquences sur l’homme (perturbation du rythme circadien), sur la faune et la flore (animaux nocturnes perturbés), et sur le paysage nocturne (observation du ciel difficile, ville déstructurée).

D’autre part, une conséquence d’ordre financière, importante, du fait de son caractère redondant (et par conséquent énergivore), et de sa fréquence d’activation quotidienne, notamment en hiver.
Ainsi, les communes dépensent en moyenne 20% de ses dépenses en énergie pour l’éclairage public, ce qui représente une moyenne de 18% de la consommation énergétique des dites communes.

Selon le rapport sénatorial de la loi du Grenelle 1, il est aujourd’hui démontré que la pollution lumineuse a un impact sur l’environnement : direct en provoquant des perturbations biologiques sur les êtres vivants, et indirect, en étant à l’origine d’un gaspillage énergétique considérable. Et sur ces deux aspects, les nuisances sont aisément réductibles. La pollution lumineuse résulte de l’augmentation exponentielle du niveau ainsi que du nombre de points d’éclairement et de la quasi-absence de prise en compte de son impact dans la conception et l’implantation des luminaires.

Il est bon de noter que les citoyens n’ont pas « un droit à l’éclairage » et que par conséquent, le service public de l’éclairage public n’existe pas. En revanche, les citoyens ont « un droit à la sécurité » et en cela, l’éclairage public constitue un des moyens que la police a pour maintenir l’ordre public.

Le maire ayant un pouvoir de police, l’éclairage public relève de sa compétence, tout comme la désignation des lieux éclairés et la fixation des modalités de l’éclairage (nombre de lampadaires, horaires d’allumage, etc…). Le maire est la seule autorité compétente en la matière, et peut imposer l’éclairage des voies publiques dont la gestion a été déléguée.

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